Nourrissement des Abeilles: quand, comment, avec quoi ?

Le Nourrissement des abeilles       - par Bernard NICOLLET - Abeille & Nature -


Date de révision: 14/06/2017
Comment nourrissez-vous vos abeilles ? Comment et quand nourrir ses abeilles ?
Le trop c'est comme le "Pas assez". Trop peu d'apiculteurs ont conscience que les abeilles doivent avoir de bonnes réserves avant de produire du miel.
Attention ! Avec la sècheresse, les abeilles risquent de souffrir de la soif !
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. Comment et Quand nourrir les abeilles ?

. Definition du nourrissement des abeilles

Tout d'abord, doit-on dire "Nourrissement" ou "Nourrissage" des Abeilles ?  A la lecture de l'Encyclopédie du Grand Larousse (Ed. 1970 en 10 volumes), les deux termes existent mais ont chacun leur désignation. On peut lire en effet les définitions suivantes:
Nourrissage: n.m. Action d'élever, d'engraisser les bestiaux.
Nourrissement:  n.m. Apiculture. Action de fournir de la nourriture à une ruche, pour empêcher la colonie de dépérir pendant la mauvaise saison ou pour la préparer à la miellée.
- Encyclopédie: une ruche dont la provision de miel est insuffisante doit être nourrie si l'on veut s'assurer une récolte abondante.../ ..
...Après la récolte de miel, si les rayons demeurent insuffisants, on peut pratiquer encore le nourrissement .../..

Les Abeilles n'appartenant pas à la catégorie ovine ou bovine et bien que l'on parle de "cheptel" pour l'apiculteur possédant plusieurs centaines de ruches, c'est par conséquent le terme de Nourrissement qui devrait l'emporter.

. Pourquoi pratiquer le Nourrissement des abeilles ?

L'apiculteur, qu'il soit amateur, de loisir ou professionnel doit se soucier des réserves alimentaires de ses colonies d'abeilles tout au long de la saison et principalement au tout début de l'automne mais plus précisément, dès la levée des hausses à miel. N'est-ce pas un paradoxe de prélever le bon miel de nos abeilles pour leur "refiler" du sucre ? C'est une question à laquelle trop peu d'apiculteurs se soucient.

Le Nourrissement des abeilles, le Biberonnage, le sirop, le candi
Le nourrissement des abeilles: une réalité fréquente de nos jours

Une colonie bien équilibrée est une colonie qui dispose d'un nombre suffisant de butineuses, d'ouvrières, de nourricières et de mâles. Pendant toute la période de la miellée, elles se suffisent à elles-mêmes et le surplus de production sera stocké d'abord dans le haut des cadres de corps puis, dans la hausse.
En principe, l'apiculteur n'a pas à nourrir ses abeilles en cours de saison à moins que les conditions météo ne soient catastrophiques plusieurs semaines d'affilée (comme cela a été le cas en 2012, 2013 et 2014 et 2016 !). Dans ce cas, il nourrira exclusivement les colonies qui n'ont pas de hausse, et ses essaims en cours de développement. De 2012 à 2014, c'est l'ensemble des colonies qui ont manqué de nourriture. Dans certaines régions on a pu même dire qu'il y avait famine au sein des colonies.

2016, une météo pourrie... archi pourrie

C'est sûr.. quand les abeilles consomment leur miel, c'est pure perte pour l'apiculteur qui laisse faire la nature en laissant les abeilles consommer les réserves d'une part mais aussi parce qu'il doit faire un ou plusieurs apports de sirop de nourrissement.


Nombre d'apiculteurs ne se soucient pas de leurs abeilles en saison, pensant qu'elles s'auto-suffisent. Ils ne voient donc que le miel qu'ils vont récolter, les abeilles passant au second plan. Est-ce l'attitude d'un Berger des abeilles ? Encore une fois, au risque de me répéter, c'est quand même l'homme qui détruit la nature, déséquilibre les écosystèmes et in fine, qui est responsable devant le Créateur. Il nous appartient donc de veiller au bien-être de nos abeilles et intervenir quand c'est nécessaire.

. Un nourrissement des abeilles ?

Voilà une question qui divise pas mal avec d'un coté les partisans du nourrissement au sirop et d'un autre avec les partisans du nourrissement au miel, sans parler des partisans de la non intervention.
Avant de vous donner mon point de vue et ma pensée, on serait en droit de se dire : "Après tout, pourquoi nourrir artificiellement ses colonies puisque dans la nature il faut bien que les abeilles se débrouillent seules"...
C'est une réflexion très juste sauf que... Sauf qu'il ne faut pas oublier qu'un des buts de l'apiculture, c'est aussi la récolte de miel.
Permettez-moi juste une petite réflexion:
Un agriculteur qui met ses vaches à l'étable pendant l'hiver pourrait-il se passer de les panser en leur apportant un bon foin et quelques compléments alimentaires ? Vous me répondrez que les vaches ne savent pas stocker elles-mêmes et donc je vous en donnerai raison. Mais qu'en est-il pour les abeilles qui logiquement trouvent leur nourriture dans la nature et la stockent en vue d'une longue période d'hivernage ?
L'homme a tant détraqué la Nature que tous les apiculteurs ne sont pas logés à la même enseigne.
Parmi mes ruchers, l'un d'entre eux me sert de pilote. Depuis 7 ans, les 4 ruches (des ruches plastiques Nicot) n'ont pas reçu le moindre traitement contre le varroa et ne sont pas nourries. Cette année, l'une d'entre elle a été si forte qu'elle m'a donné 1 hausse bien garnie. Pour les 3 autres, je leur ai laissé leurs réserves.
Ce petit rucher me montre effectivement que mes abeilles se débrouillent parfaitement seules mais en contre-partie, elles ne produisent que très peu de miel (40 kg par an tout au plus sur les 5 ans). D'autre part, en jouant la carte de l'autosuffisance, je ne peux pas prélever d'essaims sur ces colonies. Autrement dit, Voici 4 colonies en roue libre hors de toute rentabilité mais qui ne posent aucun problème.

. Un nourrissement facultatif

A mes débuts, j'étais persuadé que les abeilles devaient se débrouiller seules. Ni Traitements ni nourrissements ! J'ai très vite déchanté en constatant une perte terrible de bon nombre de mes colonies, tant de par le varroa que de faim. Toutefois, je reconnais humblement que mes abeilles étaient plutôt du genre "croisées portes et fenêtres" et que leur patrimoine génétique n'était certainement pas étranger à leur fragilité.
Dans de telles conditions de qualité, le nourrissement était quelque chose d'indispensable et d'obligatoire !
Depuis que je pratique la sélection et ai volontairement opté pour l'abeille noire, je constate que mon apiculture n'a plus rien à voir avec celle de mes débuts. Bien que je sois un éleveur d'abeilles plutôt qu'un producteur de miel, mes abeilles sont sollicitées à l'élevage et non pas sur les hausses posées en vue de récolter. Et bien je constate dans l'ensemble qu'elles sont auto-suffisantes et très peu demandeuses de compléments.
Ces abeilles endémiques, parfaitement adaptées à leur milieu, se débrouillent pour récupérer tout ce qui passe à portée de leur langue (trompe - Proboscis). Je peux donc déduire que plus les abeilles sont de type race pure et endémiques, moins elles nécessitent de nourrissement (et de traitements).

. Au sucre ou au miel ?

Il est des années où pures races ou pas, la nature ne fournit pas ou bien moins, au point qu'un apport de sirop devient nécessaire. Je ne prendrai plus jamais le risque de ne pas les aider, surtout des années pluvieuses comme cette année 2016 où les sorties ont été très limitées. A l'inverse, les années de sècheresse peuvent également provoquer des carences. Certains donc estiment que seul le miel doit être une source de nourrissement. C'est défendable mais à mon avis, sous condition. Il ne faudrait pas que le miel soit un miel différent de ce que les abeilles peuvent trouver dans leur biodiversité lors de saisons normales. Que diriez-vous de donner du miel d'eucalyptus à des abeilles de montagne ? A moins que d'habiter le Maroc, pas logique dans cette logique vous ne pensez-pas ?
D'un autre coté, à ces abeilles de montagne, serait-il logique de donner du sucre de betteraves cultivées en plaine ?
Vous voyez que c'est une question qui pose pas mal d'interrogations et encore une fois ne trouvera pas un consensus chez l'ensemble des apiculteurs.

Pour ma part, quand je dois nourrir, je le fais sur la base d'un sirop de sucre (blanc cristallisé) dans lequel j'additionne un bon pourcentage de miel et de propolis. Ayant recours à une fonction invertase afin d'hydrolyser ce sucre industriel, le saccharose (indigeste pour les abeilles), se transforme en 2 sucres simples: le Glucose et le Fructose, les 2 principaux sucres que les abeilles trouvent dans le miel.
L'ajout de miel et de teinture mère de propolis apportent les tanins et effluvent qu'elles reconnaissent immédiatement, ce qui leur donne une appétence particulière.

Je n'ai pas constaté de fragilisation de mes souches, et je dirai même qu'à l'inverse, je les trouve chaque année plus fortes que l'année précédente. J'avais même deux reines qui en début 2016 entraient dans leur 8èmeème année et qui, au cours de leur existance, m'ont fourni 16 essaims artificiels chacune! j'ai décidé de ne pas les faire remérer car même au cours de cette 8ème année, leur couvain (petit toutefois) restait bien serré. (C'est une exception je le reconnais, mais j'ai pas mal de reines dans mon exploitation qui arrivent au terme de leur 4ème année dans de mêmes conditions physiques (!). Si le nourrissemnt avait du se révéler être un danger pour mes abeilles, je n'aurais pas attendu pour rectifier la situation.
Ceci dit, Rappelez-vous que tout est une question de bons sens !
Quand les abeilles n'ont pas la moindre réserve à cause de mauvaises conditions climatiques, il est de notre devoir de nourrir. En saison, les nourrissements ne doivent pas êtres abondants mais seulement "suffisants". N'oubliez jamais en effet qu'en cas de reprise de miellée, les sirops stockés dans les alvéoles des corps de ruches remonteront immédiatement dans les hausses à miel et là... Bonjour le miel frelaté que l'on nomme "miel adultéré" ! Pas étonnant que 'on retrouve du saccharose chez les apiculteurs peu scrupuleux et trop peu respectueux.

.Récoltes: de bien maigres bilans depuis 2012 !

Les années se suivent et se ressemblent. On entend souvent dire: "le temps est détraqué, les saisons ont bien changé". Même les vieux dictons sont complètement faussés. Non seulement les saisons 2012 comme 2013 et 2014 ont été en grandes carences de nectars mais le même constat se dresse après un excellent déroulement de la saison 2015. Malheureusement, 2016 n'échappe pas à la règle et à l'inverse de la sècheresse de 2015, ce sont les pluies iet innondations permanentes partout sur le territoire national. Un bilan ? Une perte supérieure de colonies, surtout chez celles et ceux qui n'ont pas cru bon débourser pour nourrir leurs abeilles en déficit. Bien que mitigé, 2014 a été en déficit de production pour la fillière Miel. Dans certaines régions de France les miellées ont été précoces bien fournies en nectars et pollens, tandis que d'autres ont connu de façon quasi permanente froid, pluies, et mauvaises conditions.
La saison 2015, à l'opposé des saisons précédente a connu des températures éleves record. Dans l'ensemble, la production de miel n'a pas été nulle.

Quand la météo est temporairement pluvieuse, il n'y a rien à redire; les abeilles doivent se débrouiller seules et celles qui ne sauront pas le faire, démontreront qu'elles n'étaient pas adaptées ou boiteuses. En revanche, quand toute une saison l'est, c'est catastrophique pour les rentrées de cette précieuse nourriture des abeilles. Les fleurs sont délavées et à la moindre acalmie, les biotopes n'ont rien à leur offrir. En conséquence, les reines bloquent leur ponte et réduisent leur population. Les abeilles déficitaires et carencées ont besoin d'apports complémentaires sans lesquels, les colonies voient fondre leur population. Dans de très nombreux cas, elles prennent froid et l'apiculteur constate à la reprise, un couvain en mauvaise santé: couvain plâtré, larves mortes, dyssenterie etc.
Quand La population d'une colonie décroît, l'apiculteur est perdant sur toute la ligne, car en cas de reprise de miellée, il n'y aura que trop peu de butineuses pour assurer le stockage dans les hausses. C'est pourquoi, il est reconnu maintenant que les abeilles jeunes sont obligées de se substituer aux butineuses en sortant plus tôt pour assurer ce rôle. Or, en sortant plus tôt, il y a immanquablement un manque d'ouvrières dans la ruche, mais aussi une population encore plus restreinte. C'est ce qui rend la colonie plus vulnérable à toutes sortes de maux, prédateurs, et, in fine, une croissance du taux de mortalité.
C'est pourquoi mes nourrissements d'urgence ne fournissent pas de l'eau et du sucre, mais un nourrissement digne d'un bon festin, je le leur dois bien car depuis 16 ans, ce sont elles qui me font vivre !

C'est donc toute la filière apicole qui est touchée, d'autant plus que le boulversement climatique touche la plupart des régions et non pas une localité particulière. S'assurer contre une mauvaise récolte ? Il en coûterait si cher que pas un apiculteur ne pourrait s'offrir le luxe d'être assuré pour cela. Il est donc nécessaire que les pouvoirs publics soutiennent l'apiculture non seulement pour les dépenses supplémentaires engagées en nourrissement pour le soutien des élevages, mais également pour la filière apicole des producteurs de miel qui a vu ces 5 dernières années: 2012 à 2016, les chiffres d'affaires apicoles chuter dangereusement. La crise ne se fait pas ressentir seulement que dans l'économie agricole mais voilà qu'elle s'invite maintenant dans le monde des abeilles ! Si vous ajoutez à cela des importations massives de miels certifiés bio à moins de 2€ le Kilo, la filière Miel française a plutôt un avenir sombre devant elle d'autant plus quand l'apiculteur a du soutenir ses colonies pendant la saison, engendrant ainsi des surcoûts d'exploitation !

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. Ma pratique de nourrissement des abeilles

Ce qui se pratique généralement, les années de carrences en nectars et pollens, c'est un soutien des abeilles par des nourrissements légers en sucre (sur la base de 1:1, dit plus couramment 50/50 c'est à dire un litre d'eau pour 1 kg de sucre). Mais ce n'est plus ma pratique Car au lieu de soutenir les abeilles, on les affaiblit !
Aussi incroyable que cela puisse paraître, c'est pourtant ce que j'ai pratiqué pendant de nombreuses années. A force d'observer et de m'efforcer de comprendre, j'ai finalement opté pour une méthode qui consiste à nourrir ou ne pas nourrir, je m'explique.
Si les abeilles ont faim, il est logique et normal que je nourrisse. Cependant, Pourquaoi donner du 50/50 alors qu'à l'automne, on leur donnerait un 2:1 (2kg de sucre/1litre d'eau) ? En donnant un 50/50, s'il est certain qu'on réalise une économie d'échelle quant aux achats de sucres, on fatigue nos abeilles car il leur faut éliminer l'eau ! Elles doivent donc mastiquer et malaxer de longues heures pour, in fine, stocker quelques milligrammes. C'est au cours de ce "malaxage" que des enzymes de leur bouche entrent en action pour invertir le saccharose en glucose et fructose. Par conséquent, leur donner de l'eau et du sucre les oblige à s'épuiser à cette tâche d'autant plus que ces sucres ne leur fournissent pas de protéines mais uniquement une pauvreté en vitamines et à l'inverse beuacoup de glucides (à quand des abeilles diabétiques ?)
Quand les abeilles sont privées de sorties à cause de conditions météo très défavorables (pluies incessantes, froid, brouillard), elles vont très vite se retrouver en carrence de protéines car le pollen constitue sa seule ressource en la matière. Aussi, et bien que cela coûte, j'ajoute toujours dans mes sirops de soutien en nourrissement, une quantité variant de 4 à 8% de pollen bio.
En élevage, je pratique systématiquement le nourrissement des essaims car ils n'ont pas suffisamment de butineuses et de population pour assurer un apport rapide, régulier et constant de nectar et de pollen ainsi que pour assurer la construction des cadres. Si en Apiculture Bio le nourrissement n'est pas autorisé, je ne donne pas cher des essaims qui seront produits sans. C'est pourquoi dans la charte du Bio, on admet que le nourrissement n'est autorisé qu'en cas d'extrême nécessité. Et bien si vous attendez l'extrême, vos essaims seront trop faibles pour leur présentation hivernale ce qui entrainera un taux de mortalité plus important. En effet, pour que les glandes cirières des abeilles soient très productives, il leur faut un apport riche en miel (sucres) et en eau. Sans un tel apport, elles ne bâtissent que très lentement, voire pas du tout et deviennent paresseuses tout en limitant leur production de cire à quelques cadres de la ruchette (c'est ainsi que je nomme une ruche non complète). Par conséquent, je porte ce soutien jusqu'à ce que la colonie soit au moins sur 6 cadres de couvain ou bien suffisamment populeuse pour la sevrer, afin d'offrir dès le début de l'autonome les conditions optimales pour affronter son premier hiver (qui, dans ma région est une véritable épreuve sanction).
Selon Pierre-André Pélissier (auteur du film Le Berger des Abeilles), il faut environ six heures pour construire une seule cellule.. il y a environ 2500 cellules sur une seule face de cadre Dadant.. soit 50.000 dans la ruche x 6 heures... Vous comprenez aisément que les protéines et l'apport de nectars sont impératifs !
A la fin de la miellée ou fin de saison, je pratique un nourrissement général sélectif après avoir retiré toutes les hausses, ceci afin de complémenter les colonies dans le besoin et m'assurer qu'elles disposeront d'une réserve de nourriture suffisante pour passer les longs hivers de notre région montagneuse. Notez bien que je nourris uniquement les colonies qui ont besoin, nous verrons cela un peu plus loin. Or, une erreur de débutant consiste justement à pratiquer le nourrissement généralisé alors que certaines colonies n'auraient surtout pas besoin de nourriture complémentaire mais, à l'inverse, qu'on leur remplace un ou deux cadres de miel contre un ou deux cadres bâtis dans lesquels la reine pourrait avoir de la place pour pondre. Découvrez la totalité de cette explication dans mon livre: "Comment Débuter en Apiculture ?" mais également dans mon livre "Développer et Maintenir des ruchers en Apiculture Naturelle".

Sur cette page, je vous présente ma méthode. Je n'ai rien inventé mais j'ai retenu il y a quelques années, ce qui se pratiquait dans le milieu apicole et j'ai adapté cette façon de faire à mon propre élevage après être passé par des phases de nourrissement de type "industriel". D'autre part, j'ai au fil des ans, observé que les abeilles manquaient de plus en plus de réserves de pollen, nourriture indispensable à l'élevage des larves et également à la production des besoins en gelée royale. Or, la qualité de la gelée royale, dépend directement de la qualité des pollens récoltés par les abeilles. Ainsi, si ceux-ci sont riches en protéines, la reine sera en plein jus et assurera sa ponte sans problème. A l'inverse, si les pollens récoltés sont pauvres, la gelée royale sera de qualité inférieure, ce qui peut entrainer des "ratés" de ponte chez une reine (même jeune).
Je vous propose un résumé des 3 aspects du nourrissement des abeilles:

  • - d'une part, le nourrissement des essaims dit "biberonnage" ou sirop spéculatif
  • - d'autre part, le nourrissement automnal
  • - et enfin, l'apport de pollen bio pour complémenter les réserves (partie étudiée dans mon cours par internet et mon livre)

Je n'entre pas le candi dans le nourrissement car pour moi, il n'est pas naturel de nourrir avec une matière qui ne peut pas être stockée par les abeilles. Je m'en explique longuement sur les trop nombreuses erreurs de celles et ceux qui suivent les catalogues commerciaux où l'on peut lire "Le candi peut être apporté en nourrissement toute l'année". Ces erreurs coûtent cher non seulement sur le plan pécuniaire mais également en taux de mortalité des abeilles. (Voir mes écrits dans les Tome 1 et Tome 2)

. A/ - Le nourrissement des abeilles en essaims

. Le Biberonnage ou stimulation des abeilles

L'opération de nourrissement des essaims se nomme "le Biberonnage" (ou encore nourrissement spéculatif), un peu comme à la manière de donner le biberon à un bébé. Le cours d'Apiculture sur le biberonnage de mon livre vous sera sans doute très utile au printemps (mais aussi pour la fin de saison avec le sirop de nourrissement) ou si vous achetez ou créez des essaims artificiels. En effet, dès la création d'un essaim, alors que celui-ci n'a pas encore de Reine, la perturbation induite par l'orphelinage ne lui permet pas toujours de subvenir seul à une autonomie suffisante surtout si la population est conséquente. Tout ceci dépend d'une imbrication de plusieurs paramètres comme: le biotope, la quantité d'abeilles et la race même des abeilles (J'ai choisi le terme "race" pour différencier les différentes variétés d'abeilles autre que notre abeille endémique; l'abeille noire).

On biberonne les essaims tous les 3 jours
Nourrissement des abeilles: Le biberonnage des essaims

En effet, alors qu'il n'est basé que sur 3 cadres de couvain à sa création, plus, un cadre de nourriture, les abeilles qui sont au nombre d'environ 5000 à 7000, doivent commencer un travail de construction de cadres supplémentaires en attendant la ponte de leur future reine. Sans apport de nourriture complémentaire fraîche et fortifiante, elles ne commenceront aucun travail de construction. En revanche, dès lors qu'une reine est sur le point de naître, les cirières s'activent à créer de nouveau rayons car la naissance d'une nouvelle famille ne fait plus l'ombre d'un doute.
Le problème qui se pose en élevage d'abeilles, c'est la construction des cadres neufs. C'est en effet ce qui limite le taux de prolificité des colonies. Si on pouvait remplacer les 3 cadres prélevés pour la création d'un essaim par 3 cadres déjà tirés et utilisables de suite par les abeilles, la colonie ne prendrait aucun retard et il serait alors possible de prélever 3 essaims par saison à chacune des ruches sans que cela ne fasse boiter les reines. Oui mais voilà, malheureusement (et heureusement en même temps), il faut du temps au temps et bien que la technique du cadre à jambage permette une construction rapide de cadres neufs, il est difficile de prélever plus de deux fois une colonie sans la rendre "boudeuse". Dans une période comme celle que nous traversons (Changements et bouleversements climatiques), nous avons besoin de multiplier le cheptel des ruches ne serait-ce que pour compenser les pertes liées aux pesticides, à la mortalité naturelle, et la prévision de remplacement des reines. Pour enrayer les pertes, l'apiculteur doit passer à la trappe les cadres pollués par un pollen contaminé qui feraient mourir les futurs essaims. N'ayant pas de cadres d'avance pour offrir de bonnes conditions de démarrage aux essaims artificiels, l'apiculteur est donc dans une certaine impasse et la croissance de son cheptel est donc fortement compromise voire, ralentie en tous cas.

En utilisant ma technique de cadres à jambage (voir ici), les abeilles se développent beaucoup plus rapidement comparativement aux cadres neufs avec une feuille de cire gaufrée. Elles se pendent en grappe pour tirer de nouvelles cires en totalité ce qui permet à l'essaim de partir sur de bonnes bases et non sur des cadres plus ou moins "douteux". La bonne proportion de sucre contenu dans le sirop de biberonnage joue donc un rôle capital afin d'exciter les glandes cirières de nos abeilles..
La suite ici, faites moi confiance, vous ne le regretterez pas.. (Cours d'apiculture sur internet )

. La Construction des cadres:

Dans la nature ne l'oublions pas, les abeilles ne disposent pas de cires gaufrées, elles ne disposent pas non plus de cadres qui prédéfinissent un format spécifique, mais le cadre est devenu un accessoire indispensable pour qui veut faire de l'apiculture sainement.
D'autre part, quand un essaim quitte une ruche et n'est pas repris par un apiculteur, les abeilles ont tout à faire, tout à nettoyer et construire si elles adoptent une ruche à l'abandon, une cheminée ou un tronc d'arbre. Pour celles et ceux qui ont eu la chance d'observer ce phénomène, qui n'a pas été surpris de constater à quelle vitesse les abeilles en partance lors d'un essaimage parviennent à construire ? Quand un essaim reste "pendu" à une branche d'arbre faute d'avoir trouvé un abri où construire, les cirières entrent en action le deuxième ou troisième  jour et construisent un ou deux rayons suspendus afin de ne pas "fatiguer la grappe" par un poids important (n'oublions pas que l'essaim a quitté la ruche avec de lourdes provisions qui lui sont indispensables non seulement pour la survie de l'essaim mais aussi pour le 'sur-nourrissement' des charpentières et cirières qui vont avoir un besoin colossal de sucre et d'eau pour bâtir.

Sans nourrissement important des abeilles, les colonies ne peuvent pas contruire rapidement
Sans nourrissement régulier, les abeilles ne construisent pas

Les abeilles sont faites pour construire ou rebâtir et non pour squatter un lieu où il n'y a rien à faire.. C'est ainsi qu'il n'est pas rare de constater dans un rucher où il y a plusieurs ruches en attente, que les abeilles essaimeuses choisissent souvent la ruche vide la plus "pourrie" et non la plus neuve.. Pour quelles raisons ?

La principale, est qu'elles pourront faire un grand ménage et construire leur cire à leur façon et non d'une manière imposée par la main de l'homme (cire gaufrée) ! L'apiculteur doit juste "canaliser" leur travail afin que l'harmonisation et la régularité concernant la construction des cadres soit maintenue et que les abeilles "ne tirent pas en travers". Quel apiculteur n'a-t-il pas eu un jour la désagréable surprise de constater l'arrivée d'un essaim dans une ruche non occupée depuis pas mal de temps et découvert au moment de sa visite que les abeilles avaient tiré leurs rayons à la perpendiculaire des cadres vides de toute cire ? N'étant pas canalisées, les abeilles ont construit comme elles l'entendaient (et non pas forcément comme cela convient de facto à notre apiculture moderne).
Il est souvent surprenant de constater qu'en quelques jours seulement, elles ont dressé 4, 5 voire 6 ou 7 rayons. Elles sont capables, d'aller vite.. très vite en terme de construction, quittes à renforcer les structures un peu plus tard. Elles vont à l'essentiel !
Pourquoi ce phénomène si naturel de vitesse de construction ne s'opère-t-il pas dans l'apiculture conduite par l'homme ? Il y a deux raisons à cela:

  • - D'une part l'essaim doit reconstruire très vite car n'oublions pas que la durée de vie des abeilles est très limitée et que la reine doit être en mesure de redémarrer sa ponte rapidement avant que la colonie ne dépérisse, Il y a donc une période "grisante" qui dope le mental de la colonie.
  • - D'autre part, n'étant pas gênées par de la cire gaufrée, elles peuvent exercer leur art à leur manière. La photo ci-dessus le démontre bien. Les abeilles dressent une sorte d'échafaudage bien tendu qui leur permet une construction recto-verso simultanée des alvéoles contrairement à une feuille de cire gaufrée qui leur impose une construction face après face mais aussi à un certain standard du format des cellules qui ne correspond pas forcément à la longueur de leur pattes dont elles se servent pour dresser leurs hexagones

Vous observerez lors de votre première capture d'essaim, que celui-ci comprend un grand nombre de butineuses. En effet, il leur est indispensable de recevoir des apports quotidiens de nourriture mais aussi, une surabondance de nectar, ressource obligatoire pour la construction des nouvelles cires.
C'est donc en calquant une méthode naturelle que l'éleveur doit procéder au nourrissement de ses essaims, naturels ou artificiels.
En saison, vous devrez alimenter vos essaims par un apport de sirop dont la constitution est basée sur les proportions suivantes:
1 litre d'eau pour 1 Kg de sucre. On parle souvent dans le jargon apicole d'un sirop 50/50. Ce mélange ne doit pas être fait n'importe comment. Il faut faire bouillir l'eau. Une fois l'eau à ébullition, on arrête le feu puis on ajoute le sucre que l'on délaye. On laisse refroidir le tout ce qui va avoir pour conséquence d'épaissir ce sirop. Par sécurité maintenant, je laisse bouillir l'eau + le sucre pendant 3 minutes afin de purifier le sirop. J'ai remarqué qu'en agissant ainsi, il y a une partie de "crasse" du sucre beaucoup plus conséquente. Le sucre que j'utilise est un sucre blanc dit sucre semoule. bien que ce soit la même source qu'un sucre cristallisé, il donne l'avantage de ne pas recristalliser dans les cadres.
Le biberonnage n'est pas un nourrissement.. c'est un stimulant pour les cirières. Il convient donc de leur donner un minimum de cet apport. Dans ma technique d'élevage, je leur donne l'équivalent d'un verre à vin tous les 3 jours pas plus mais très régulièrement. Le but étant que les abeilles consomment ce sirop et non pas de le stocker. Je ne tiens pas à ce qu'elles aient en réserve du sirop de sucre transformé mais du vrai nectar. (Voir dans le cours les dernières modifications de cette méthode)
Ceci étant, j'améliore ce sirop de biberonnage par l'adjonction de différents ingrédients naturellement appétants  afin d'être certain de sa consommation et non pas de son stockage.

. Composition du sirop de biberonnage

Ce cours sur les différents types de nourrissement des abeilles est réservé à mes lecteurs du livre ou du cours par internet.. (cliquez ici)

Ce sirop n'a rien à voir avec un sirop de nourrissement hivernal. Encore une fois, il est destiné pour aider les abeilles à la production de la cire; il s'agit donc d'un sirop dit léger .
Ce sirop peut également servir vos colonies en situation de famine. On garde alors les proportions dites 50/50, mais on ajoute une quantité de 10% de miel. En 2012, j'ai du fournir plus de 4,5 T de sirop à mes 200 essaims soit plus de 20 Kg en moyenne par essaim contre 10 à 12 kilos les autres années. 2013 n'a pas été meilleur avec d'une part un hiver long et froid et des pluies à n'en plus finir (nombreuses inndations partout en France). Si le budget a été lourdement plombé par ces nourrissements importants, j'ai quand même pu produire des essaims de toute beauté et n'ai pas été obligé de décommander ou me rétracter sur les commandes en cours de mes clients, contrairement à de nombreux confrères.

Vous pensez qu'il s'agit d'une assistance.. "un peu trop assistée.." et que dans la nature, les abeilles se débrouillent ? Oui je le concède mais il ne faut pas oublier que c'est dans un but de multiplication du cheptel et pour compenser le stress occasionné, et puis,  il est tout à fait normal de les dorloter (mais je ne vais pas au-delà) ! D'autre part, dans la nature, qui connait le taux de mortalité des essaims ou colonies d'abeilles, à cause d'un biotope en panne de nourriture ?
Le Biberonnage est une assistance ponctuelle et passagère qui se limite uniquement à la période de production des essaims ou le temps des périodes de famines. Du reste Les abeilles nous le rendent au centuple ! Si vous avez un petit chien pour compagnon, le laissez vous se débrouiller dans la nature pour qu'il trouve sa nourriture ? (il est vrai que le chien ne fait pas encore partie des chartes du bio !! ;))
Ne l'oubliez jamais: les abeilles sont des "animaux" semi-domestiques et elles apprécient notre compagnie et notre soutien !

. ATTENTION ! Saccharose = fatigue !

Le saccharose (sucre blanc) convient parfaitement pour le nourrissement des abeilles mais à la condition d'être inverti. En effet, si vous vous contentez de mélanger un tel sucre avec de l'eau, il ne sera pas digeste pour les abeilles car cela les oblige à le transformer avec leurs enzymes avant de le stocker ou de le consommer. Les enzymes produites par la "salive" des abeilles permettent d'effectuer une fonction "invertase", mais c'est au prix d'un effort qui peut avoir pour lourde conséquence de les fatiguer. Parfois, cela va si loin que les abeilles préfèreront stocker ce sirop tel quel et cela comporte un grand risque à plusieurs niveaux dont entre autres:

  • - La fermentation du sucre: dans ce cas, il faudra attendre une énorme population dans la ruche pour que celui-ci puisse être dégagé (sans avoir été consommé)
  • - Provoquer la dysenterie (chiasses)
  • - Remonter ce sucre dans les cadres de hausse ce qui provoquera une adultération du miel

Apprenez à créer vos sirops de manière à ce que vos abeilles disposent de sources de nourrissements adéquat ! Abonnez-vous à mon cours 2015-2016

. B/ - Le nourrissement pour l'hivernage dit "nourrissement automnal"

. Le Nourrissement automnal

Comme je l'indique dans le chapitre précédent, ce type de nourrissement est purement prévisionnel et doit faire partie d'un travail sélectif qui consiste à apporter un complément de provisions de nourrissement "stockable" afin que les abeilles puissent passer l'hiver sans la moindre intervention humaine et sans rupture de nourriture surtout si on leur a enlevé les hausses de miel.
Le problème pour l'apiculteur (surtout débutant) réside dans l'évaluation du besoin. En principe, nous ne devrions pas avoir à nourrir nos abeilles car elles savent se débrouiller sans nous. Mais, étant donné que nous avons prélevé une partie de leurs réserves, il faut par conséquent évaluer les colonies qui auront besoin d'un apport, celles qui n'en ont pas besoin, et.. celles qui en ont trop !
Il est donc important, quand on débute, de maîtriser un minimum de paramètres comme par exemple, le poids de ses ruches à vide, avec les cadres mais sans les abeilles.

La saison s'achève.. Une balade au rucher ? Cliquez sur l'image

Balade de fin de saison
Le Blues de fin de saison ou simple nostalgie d'une saison bien remplie ? Bonne nuit les filles !

Cela constituera plus tard, la Tare qui nous permettra lors des pesées de connaître précisément la quantité de sirop à apporter et non procéder "au pif" (ce qui équivaut à pratiquer une apiculture de hasard. Avez-vous un pèse ruche ? Alors commencez par cela (cliquez ici)
S'il est vrai qu'un apiculteur pro ne se soucie pas du poids exact de chacune de ses colonies, il sait "au pif" combien il doit donner de sirop car il a fait une évaluation en sous-pesant la ruche avant de la nourrir; ça, c'est l'expérience. Mais pour vous qui en manquez, croyez-moi, cela vous évitera de trop nourrir ou à l'inverse pas assez.



. Le nourrissement automnal du passé

Ce qu'il faut bien comprendre:
Sauf si vous habitez une région privilégiée avec un excellent biotope de fin de saison capable d'alimenter suffisamment vos colonies, tous hélas ne sommes pas dans un tel cas. Non seulement nous avons récolté leur magasin de stockage que nous appelons "Hausse" mais de surcroît, il devient difficile en fin de saison de tomber sous le coup de miellées tardives pouvant leur apporter en quantité ce dont elles auront besoin pour passer l'hiver. Enfin, les méthodes modernes d'agriculture font que nos amies les abeilles ont de plus en plus de mal à trouver des sources polliniques diversifiées et riches en protéines surtout en fin de saison.
Dans le passé, les apiculteurs ne complémentaient jamais leur colonies. D'une part, parce que n'était pas dans la nature des choses et que le sucre coûtait très cher, d'autre part, il n'y avait pas autant de traitements agricoles et de destruction des fossés ou des haies. D'autre part encore, beaucoup de ruches étaient des "12 cadres" donc, disposaient normalement de réserves importantes de nourriture. Il est certain que les colonies n'étaient pas poussées comme elles le sont maintenant, même dans une optique biologique.
Enfin, soulignons le fait que la biodiversité de la Planète Terre de nos jours est en totale régression et que ce ne sont pas les systèmes politiques qui se soucient des petites fleurs des champs par conséquent de l'avenir de nos petits enfants et futurs.. alors pensez donc.. les abeilles...
Les papiculteurs donnaient seulement une nourriture à la sortie de l'hiver: Le candi.
Le Candi fait l'objet d'un chapitre seul, et je rappelle que mes recettes et procédés de fabrication se trouvent dans mon livre ou dans mon cours sur internet.


. Nourrir les abeilles en hiver ?

Voici maintenant deux très grosses erreurs que commettent trop souvent les apiculteurs débutants trop influencés par les catalogues commerciaux ou des novices en apiculture qui conseillent n'importe quoi:

  • - Le sur-nourrissement.../... (voir le cours ou livre)
  • - Le nourrissement automnal trop tardif ../.. (cours ou livre )

Quand l'hiver est là, il ne faut plus envisager quoi que ce soit car on ne doit pas nourrir les abeilles en hiver mais dès la levée des hausses ou au grand plus tard dans la 1ere quinzaine de septembre). Ne pas complémenter une colonie au bon moment est une attitude irresponsable de la part de "l'apiculteur" (car pour moi dans ce cas, je ne peux le qualifier de "Berger des Abeilles") et cela comporte un risque majeur. En effet, si l'hiver est long, il ne sera plus possible de nourrir en plein cœur de celui-ci car les abeilles ne monteront pas dans le nourrisseur. Elles ne travailleront pas le sirop pour le transformer en miel. La colonie s'appauvrira en provisions, donc en ressources énergétiques, et connaîtra le froid ce qui d'une manière redondante pourrait favoriser le développement de Nosema Ceranae ou de mycoses leur provoquant dysenteries et à coup sûr .. une mort prématurée par dépérissement.
Le nourrissement, encore une fois est-il utile de le rappeler, quand il est nécessaire, doit avoir lieu suffisamment tôt dans la fin de saison, même si la biodiversité permet encore quelques miellées tardives, ce qui reviendrait à l'apiculteur de tenter un coup de Poker s'il ne comptait que sur cet apport tardif. Quand on aime ses colonies et les bichonne toute l'année, on n'a pas le droit de les laisser en pensant qu'elles se débrouilleront seules. N'oublions pas tout de même qu'elles nous ont apporté beaucoup de plaisir et éveillé notre curiosité. De plus, elles nous ont offert quelques cadres de miel. Nous leur devons bien cela en retour et récompense.
Certaines abeilles ("races") sont plus gourmandes que d'autres et consomment de grandes quantités de nourriture au cours de l'hiver. Je pense particulièrement à l'abeille Buckfast, la Carniolienne et l'Italienne. L'abeille noire elle, est à mon avis la plus économe si j'en juge à ma seule expérience sous aucune influence externe de ce qui se dit ci ou là, seulement mon constat.

quand l'hiver est trop doux ?

Avec le dérèglement climatique, les colonies d'abeilles peuvent parfois être tourmentées. Cette année 2015 en est un exemple flagrant, mais tout semble maintenant trouver une explication sur le comportement de nos abeilles au cours de la saison.
Christine et moi, malgré notre expérience, nous demandions pourquoi les abeilles avaient cette saison, le comportement bizarre de ne pas remonter le miel dans les hausses, créant ainsi une sorte de surstock. Malgré la chaleur accablante de cette année, les abeilles sont quand même parvenue à tirer leur épingle du jeu, mais nombreux ont été les apiculteurs à constater le phénomène de grosses réserves dans les cadres de corps.
Je suis convaincu maintenant que les abeilles ont anticipé sur cette fin de saison très douce et donc qu'elles auraient beoin de réserves supplmentaires. Nous avions constaté un peu le même phénomène il y a maintenant une dizaine d'années, alors qu'à l'inverse, l'hiver avait été très froid et la neige avait perduré plus de 4 mois !

Alors, au 25 Décembre, bon nombre d'apiculteurs constate l'effondrement des réserves, avec des ruches qui deviennent très légères. Faut-il s'inquiéter ?
Ma réponse sera OUI, si vous avez manqué à votre devoir de Berger des Abeilles, Non si vous avez bien respecté le travail de préparation automnal.
LES Abeilles, (du moins pour ce qui concerne les race endémique - Abeille noire chez nous), sont capable d'économiser leurs réserves, tandis que d'autres race (issues généralement de l'importation ou hybrides comme la Buck), ne sauront pas le faire. Si elles trouvent de la nourriture et du pollen au 25 décembre, il y aura moins de mal; en revanche, si elles ne trouvent rien, ce sont des colonies condamnées.

Alors, tant qu'à faire, pourquoi ne pas les nourrir ? oui mais avec quoi ? Dans une telle situation, il ne faut privilégier qu'un nourrissement au miel. Mettez 500g d'un bon miel dans votre nourrisseur. Si elles vont le chercher, tant mieux, sinon évitez le candi et le sirop, ce n'est pas le moment !
Le candi se distribue selon les sourcier à partir de la lune montante du 21 janvier. Pour ce qui concerne cette années 2016, le changement de lune se fera le 17 janvier, ce qui veut dire qu'à partir de cette date, nous pourrons distribuer notre
.

Quelle quantité de sirop apporter à mes colonies lors du nourrissement automnal ?

Ce chapitre est entièrement traité dans mon livre "Comment débuter en apiculture ?

Il est important en effet, de comprendre ceci:
1/- Un nourrissement excessif fera périr vos colonies
2/- Un nourrissement à l'inverse trop faible (ou pas de nourrissement du tout risque également de faire périr les colonies nécessiteuses.
Alors que faire et comment bien faire ?
Il est important de comprendre que si vous surnourrissez vos colonies, la reine n'aura plus de place pour pondre son couvain d'automne, celui qui est destiné à passer toute la période hivernale dans la ruche. Au printemps, vous aurez donc l'amer surprise de constater que votre (vos) colonie(s) sont mortes alors qu'il y a plein de réserves dans les cadres.
Dans le second cas, si vous n'avez pas nourri (je parle ici des colonies nécessiteuses en fin d'été), la reine n'ayant pas de ressources alimentaires suffisantes, pondra un strict minimum d'oeufs sachant que les réserves ne sont pas suffisantes pour alimenter toute sa petite famille. Au printemps, vous découvrirez cette colonie vide, avec quelques abeilles enfouies et "moisies" dans un coin supérieur des cadres vides.
Pas facile de bien faire n'est-ce pas ? Pourtant, ce n'est pas bien compliqué pour l'apiculteur avisé.


. Nourrissement Urgent des abeilles avant la fin de l'hiver ?

Normalement, quand un Berger des abeilles a fait son travail correctement, il n'y a aucune raison pour tomber dans l'urgence d'un nourrissement. La voilà la méconnaissance dont je ne cesse de parler sur ce site afin de promouvoir mes stages de formation ou mon cours par internet, pardonnez ma franchise. L'apiculture, cela s'apprend, au moins pour ce qui concerne les règles de base.. ensuite, ce sera à votre expérience de prendre le relai. On ne devient pas un Berger de Abeilles parce qu'on a acheté ses premières ruches.. Il faut maintenant acquérir de l'expérience. Voyez-vous, réfléchissons un instant:
Qu'est-ce qui vous fait dire que vos abeilles ont un besoin urgent d'être nourries dans l'hiver ou en sortie d'hiver ? Avez-vous pesé vos ruches avant de nourrir en fin d'été puis après nourrissement pour connaitre le poids exact de chacune de vos ruches ? Venez-vous de peser vos ruches maintenant  et, déduisant la tare  (ou poids de votre ruche vide) vous constatez qu'elles n'ont plus de réserves ?
Pour la majorité d'entre vous qui êtes en train de me lire, la plupart de vos réponses seront négatives avouez-le.. Donc, vous devez apprendre afin de ne plus devoir angoisser à chaque hiver. On ne nourrit pas pendant l'hiver !! Point final ! C'est avant qu'il convient de le faire.
Ceci étant, si vraiment vos colonies sont dans l'urgence, suite à votre négligence (faute de connaissances) alors oui, vous pouvez leur donner un peu de sirop épais tiède à la limite chaud (50°) Pas plus de 1 litre mais de grâce.. Seulement si c'est absolument indispensable et à condition de ne pas utiliser cet ultime recours comme un moyen. Car il y a un grand danger dans cette pratique, je le rappelle: il s'agit là d'une tentative de repêchage et de sauvetage ultime et vous serez dans la situation suivante "ça passe ou ça casse" et croyez moi, c'est plus souvent que ça casse !.


. Pourquoi nourrir les abeilles tôt ?

Pardon de me répéter encore une fois, je traite en détail ce sujet dans mon livre mais aussi voir le cours 2015-2016.. inscrivez-vous ! ]

Les sirops de nourrissement foisonnent sur le marché. Toutes les rumeurs vont bon train surtout depuis l'avènement des OGM. Tout et n'importe quoi se dit, se pense. Pour ce qui me concerne, j'avais renoncé aux sirops industriels proposés car je trouvais que c'était payer un peu cher l'eau additionnée au sucre dans les mélanges surplombés par les coûts de transport. Préférant confectionner moi-même les mélanges, soit dit en passant que cela demande beaucoup de temps et d'énergie, j'ai constaté qu'il y avait quand même une différence de mortalité hivernale surtout comparativement aux sirops à base de maïs. Mais le vrai plus, est que je dose moi-même, et au moins, je sais ce que je mets dans la composition de celui-ci.
D'autre part, cela me permet de faire des apports protéiniques pour complémenter les carences en pollens tardifs. Il est cependant certaines circonstances dans lesquelles le nourrissement n'est pas recommandé
Dans quelles circonstances ne doit-on pas nourrir ? (voir mon cours complet).

Il est évident que lorsque les colonies ont très fortement stocké des réserves, il est totalement inutile (pour ne pas dire interdit) de nourrir ! Toute la difficulté est de connaître la limite du trop ou du trop peu. Si pour un berger des abeilles chevronné, cela ne pose plus aucun problème, en revanche, pour l'apiculteur débutant, cette incertitude risque de coûter la vie à ses colonies. C'est du reste très certainement pour ce manque de maîtrise que nombre d'apiculteurs "serrent les miches" pendant l'hiver ou que d'autres s'empressent de vendre leurs colonies juste avant !
Généralement sous le coup de l'amour pour leurs abeilles, les débutants vont systématiquement nourrir ! Or, quand le travail de fin de saison est effectué correctement, ce doute n'existe pas.. Bien sûr, le biotope local joue un rôle prépondérant. (Inscrivez-vous à mon cours d'apiculture par internet, nous étudierons ensemble le pourquoi des choses et comment travailler)


. Recette du Sirop de Nourrissement automnal classique

Voici une suggestion pour confectionner vous-même votre sirop de nourrissement automnal. Vous devez impérativement disposer d'une quantité de 10% du poids total de votre sirop en miel. Mais attention ! ne donner pas n'importe quel miel à vos abeilles !! Vous risquez de leur donner "la chiasse". Une fois la dissenterie installée dans une ruche, c'est la mort assurée de votre colonie. Par conséquent, ne vous étonnez pas de perdre vos colonies si vous faites n'importe quoi ! il vaut mieux dans ce cas, acheter des sirops tout prêts des marchand (surtout chez les fournisseurs sérieux), là au moins vous ne risquez pas les bêtises. Toutefois, prêtez une attention particulière à la composition des sirops ! Si c'est pour acheter de l'eau et du sucre, vous saurez faire, en revanche si vous souhaitez prendre soin de vos abeilles, cela coûte.. il est vrai.

Confection d'un sirop de nourrissement
je confectionne moi-même mes sirops de nourrissement


Aujourd'hui, je confectionne toujours mes sirops de nourrissement et vous livre ma recette pour un bon sirop protéiné dans mon cours d'apiculture
Recette:

  • 1 part d'eau
  • 1,5 parts de sucre en poudre (sucre semoule de préférence ou à défaut, cristallisé)
  • 10 à 20 % de miel du total de sucre
  • 1ml de Teinture mère de propolis par kilo de sucre (la mienne = 30ml pour 30kg de sucre)
  • Les années de carrences en pollen, 5 à 8% de pollen (poids de sucre)

La fabrication du sirop ne doit pas être prise à la légère. Il est important de respecter un certain processus de fabrication pour faire en sorte que celui-ci soit parfaitement assimilable par les abeilles et bienfaiteur pour leur santé. Dans un paragraphe plus haut, j'ai mentionné le fait que e saccharose (sucre blanc), n'était pas digeste pour les abeilles de manière directe (de même que le sucre de canne. Il est donc impératif d'invertir le sucre avant de le donner aux abeilles (voir le cours d'apiculture)
Explications:

On peut acheter le sucre en gros chez des fournisseurs comme la maison Ickowicz, ou l'Abeille d'Auvergne (Naturapi) et autres grossistes en matériel apicole..
Les conditionnements en sacs de 20 ou 50 Kg réduisent la manutention et le prix (dans la mesure où l'on ne se déplace pas que pour cela). Mais vous pouvez vous rendre à votre magasin "Netto, Lidle ou tout autre Hard Discounteur" et demander au directeur un prix avantageux sur les sacs promo de 5 kg. On parvient ainsi à acheter le sucre le plus avantageux du marché et généralement, nous n'avons pas des Km à parcourir ou subir des coûts de transport qui plombent notre budget. D'autre part, les sacs de 5 kg sont plus maniables que des sacs de 20 ou 50 kg. donc pour la différence de prix, il faut tout calculer.
Commencez par faire bouillir l'eau puis on ajoutera dans l'eau bouillante, une part d'acide acétique (voir le cours), puis on verse le sucre. On attend à nouveau le début d'un bouillonnement que l'on fera durer 3 minutes (attention aux débordements! il faut prévoir un récipient suffisamment grand. Puis on laisse redescendre la température jusqu'à une cinquantaine de degrés.
On ajoute les 3/4 de la quantité adéquate de miel (liquide si possible), on mélange longuement le tout
Avec l'autre 1/4 de miel restant, je dilue ma ration calculée de mon complexe protéiné (voir en bas de page) afin que le mélange et dissolution soit rendue possible (sinon vous aurez droit aux grumeaux si vous versez directement) puis je verse cette mélasse obtenue dans le sirop. A l'aide d'un mélangeur (ou d'une perceuse électrique dotée d'un agitateur), je remue longuement le tout afin de bien homogénéiser le sirop. Cette manière de faire permet d'apporter non seulement une odeur alléchante du sirop pour les abeilles, mais est également très utile pour leur système digestif, (propriétés le nettoyage intestinal).


. Quelle quantité de sirop doit-on donner aux abeilles ?

C'est ici la partie la plus délicate car il vous faut savoir évaluer les stocks disponibles des réserves avant l'hiver. Le pèse-ruche (voir plus bas), vous sera grandement utile. Une ruche (10 cadres), quel que soit son modèle, doit au moins avoir 4 cadres complets de réserves et des réserves sur chacun des cadres tout en laissant suffisamment de place dans le nid à couvain pour la ponte automnale des reines . Si la colonie est en surstock, il ne sert à rien de nourrir, bien au contraire, il faudra peut-être même retirer puis extraire un ou deux cadres de miel afin que la reine puisse pondre suffisamment à l'automne..
Dans un tel cas, je m'autorise à leur donner 50 cl (pas plus) de sirop afin de leur offrir une petite gâterie et les aider à laver leur paroi intestinale. Ainsi, juste après un traitement anti-varroa, ................(Pour étudier cette partie en détail, voyez mon cours 2015-2016)

Quand on ne possède qu'une ruche ou deux, il n'est pas possible de procéder à l'équilibrage des colonies méthode entièrement décrite et filmée dans le cours 2016). Les plus grandes erreurs sont généralement commises par les apiculteurs débutants, qui, ayant entendu parler du nourrissement, vont "sur-nourrir" leur colonies ou bien à l'inverse provoquer leur mort par famine. 
Ce n'est pas un sujet facile et il prête souvent à une foire à l'empoigne entre les partisans d'un nourrissement systématique et ceux qui prônent pour le "laissez faire la nature" ou bien les " radins" si vous voyez ce que je veux dire !
Personnellement, il m'arrivait régulièrement dans le passé d'acheter 3 tonnes de sucre pour confectionner mes sirops. Aujourd'hui, avec ma méthode, quand j'en achète 500 kg, c'est déjà beaucoup ( mais suffisant). Enfin, sauf des années comme 2012 et 2013 et 2016, où les abeilles ont tant manqué de provisions qu'il m'a fallu ajouter quelques tonnes pour nourrir mes 400 colonies.

Voici quelques points important étudiés dans mon livre "Comment débuter en apiculture ?".

  • Problèmes liés à un excès d'apport de sirop: ...................(cours 2017)
  • Peut-on donner le sirop de nourrissement à plusieurs reprises ?
  • Je ne vous le conseille pas pour les raisons suivantes qu'il vous faut connaitre ! ......................(cours 2017) et/ou livre
  • Si vous n'avez pas fait votre nourrissement, et que vous n'ayez pas envie de confectionner votre sirop, je vous propose celui-ci en jerricans de 10 litres prêt à l'emploi avec l'ensemble des ingrédients de ma recette mais.. .

Bien d'autres points encore sont étudiés.

. Peut-on Donner du sirop en sortie d'hiver ?

Non ! en tous cas, pas de manière systématique.. on peut leur donner un peu de candi protéiné et encore !! à condition que la température soit d'au moins 13 degrés plusieurs jours d'affilée ou bien que les abeilles rentrent leurs premières pelotes de pollen.
Si vous n'avez pas suffisamment nourri avant l'hiver, vous pouvez tenter un nourrissement léger avec un sirop de nourrissement protéiné (3 à 5 verres à vin pas plus, à moins que l'hiver se prolonge après le mois de février. Si vous en donnez trop, vous risquez de leur donner de la dysenterie.. Encore une fois, c'est avant qu'il fallait faire ! Vous comprenez toute l'importance d'une bonne formation ? Pourquoi ne pas consacrer cette année un week-end pour venir apprendre ? Cela vous donnera les fondamentaux d'une apiculture saine pour vos abeilles et vous ne commettrez pas ou plus d'erreurs majeures ou fatales..

Service:
Vous trouverez ici dans ma boutique, les compléments alimentaires à ajouter à votre sirop : Complexe d'huiles essentielles, pollen bio, candi protéiné (végétal) en barquettes de 1kg prêt à l'emploi etc..

. Le Pèse Ruche

Le pèse-ruche à cadran vous permet d'apprécier le poids de réserves de vos colonies. Aussi bien utile au moment du nourrissement qu'en sortie d'hiver,

Lancer la video
Comment utiliser le pèse-ruche - Cliquez sur l'image pour le visionner en Vidéo -

il se révélera vite un outil indispensable, même dans une apiculture professionnelle où l'apiculteur est confronté à des obligations de rentabilité.
On crochète l'arrière de la ruche à l'aide du pèse-ruche et on soulève délicatement.. le cadran vous indique le poids de la moitié de la ruche. Il vous suffit de multiplier par 2 pour obtenir le poids moyen de votre ruche
Le pèse ruche peut indiquer un poids de 22 kg soit une ruche de 44 Kg
Un outil pour vous même certes, mais que vous pouvez aussi offrir en cadeau à un ami ou parent apiculteur.
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. Comprendre le nourrissement des abeilles:

Pourquoi et comment nourrir ? Faut-il impérativement nourrir ? Sirops industriels ou fabrication maison ?
Vous trouverez les réponses à vos questions dans mes ouvrages, y compris mes toutes dernières formulations et dosages. - Merci

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