Apiculture Naturelle avec Abeille & Nature

Apiculture Naturelle      - par Bernard NICOLLET, Abeille & Nature -


Date de révision: 03/09/2016

. Définition de l'Apiculture Naturelle

Imposer une définition de l'Apiculture Naturelle serait peu convenant et prétentieux. De nos jours, l'apiculture moderne lancée au début du siècle dernier prouve qu'elle ne va pas dans le bon sens en dehors de critères de rentabilité. Pour perdurer, la main de l'homme croit devoir être omniprésente alors qu'elle démontre sa participation dans la perte des colonies. Je pense, comme quelques uns (hélas trop peu), qu'il est grand temps de reconsidérer cette apiculture, sans forcément retourner à la cueillette du miel dans les arbres ! Gardez cette image dans l'esprit.
Entre les deux, il y a une forme d'Apiculture raisonnable (même chez les pros) que je nomme l'Apiculture Naturelle.

Pratique en apiculture naturelle
En Apiculture Naturelle, même l'homme est "Nature" avec ses abeilles

Pour pratiquer une Apiculture Naturelle, il n'est pas forcément nécessaire de dresser un dictat sous forme de liste de ce qu'il convient ou non de faire. Tout est une question de bons sens dès lors qu'elle respecte l'abeille et la nature. Deux axes principaux se dégagent, auxquels viendront s'ajouter bien entendu des "ramifications" dans la mesure où elles découlent d'une logique liée à la nature et à la biologie de l'abeille:
- La revalorisation de l'abeille endémique (Apis Mellifera Mellifera)
- Un minimum d'interventions de la main de l'homme dans le processus de sélection et de fécondation en mettant en oeuvre des moyens les plus naturels que possible.

En quoi la main de l'homme est-elle trop présente ?

Puisque la grande majorité des apiculteurs pratiquent l'apiculture sous forme de loisir, bon nombre d'entre eux sont comme les jardiniers. Certains ont la main verte tandis que d'autres la main du genre "cata". Certains font confiance à leurs abeilles tandis que d'autres leur imposent leur façon de voir ou de produire. Pour ne citer que quelques domaines dans lesquels la main de l'homme est un peu trop présente, je parlerai du picking (greffage ou "grafting"), mais aussi des traitements, la production intensive de miel, l'importation d'abeilles, y compris des mêmes sous-espèces mais produites sous d'autres climats, le clippage des reines et hélas, tant d'autres sujets !
Est-ce à dire qu'il faut totalement laisser faire les abeilles et ne récolter que leur miel ?
Une apiculture bio alors ?
Personnellemnt je préfère l'Apiculture Naturelle à l'apiculture bio pour de multiples raisons mais dont la principale et première est de pratiquer avec des abeilles endémiques et non pas des abeilles importées ou hybrides. Pratiqueriez-vous une apiculture naturelle avec des abeilles chinoises ou d'amérique du sud alors que notre abeille endémique, l'abeille noire, s'éteint sous les projecteurs de ces importations ? En apiculture bio, ce n'est pas sanctionné alors que c'est un non sens. Bien que le bio apporte un plus comparativement à une apiculture industrielle dite apiculture moderne, je trouve que l'Apiculture Naturelle privilégie avant tout le bon sens plutôt que des règles établies par des "bureaucrates", champions de la "masturbation de l'esprit", qui surfent sur une mode afin d'en définir des règles, dès lors qu'elle rapporte. Le coût extravagant de la certification n'est est-il pas la preuve ? A quoi nous servira le bio quand notre marché sera innondé de miels bio venant des 4 coins de la planète à des prix défiant toute concurrence et dotés des mêmes certifications que celles que nous avons beaucoup de mal à obtenir sans bourse délier ? Aura-t-on amélioré la condition des abeilles mais aussi celles des apiculteurs qui vivent de leur apiculture artisanale ? Et bien ne souriez pas car c'est en train de se produire. On importe en France, du miel bio à moins de 2€ du kilo, certifié par les mêmes organismes cetificateurs, et il ne s'agit pas d'un miel de Chine pour une fois !
L'Apiculture Naturelle n'est pas réservée qu'aux apiculteurs du dimanche. Même en pro il est possible de délaisser certaines pratiques qui conduisent dans le mur et qui ne respectent pas vraiment les abeilles. Quand je parle du mur, je ne veux pas dire que ce soit à l'échelle de quelques mois ou années, mais la génération précédente nous démontre cette dégringolade. Pour combien de temps en avons nous ? Bien malin qui pourrait le dire. En attendant, si une prise de conscience collective ne se prend pas rapidement, nous parlerons bientôt des abeilles au passé, comme c'est le cas pour beaucoup d'espèces.

Importations d'abeilles au secours de l'apiculture ?

Il s'agit là d'un miroir aux alouettes produisant des richesses uniquement pour les importateurs. Depuis près d'un siècle les apiculteurs pratiquent l'importation d'abeilles parce que certaines abeilles (endémiques dans leurs localisations respectives) sembleraient produire d'avantage, seraient plus douces et offriraient toutes les qualités que l'on ne sait plus attribuer aux notres. Mais pour quel constat ? Notre apiculture a-t-elle été gagnante ? N'avons nous pas fragilisé l'équilibre des écosystèmes ? Alors bien sûr, on peut toujours dire que c'est la faute de l'agriculture, que c'est la faute du varroa et la faute de tant d'autres facteurs, on peut toujours se voiler la face en espérant que les choses s'améliorent... Il n'empèche que les apiculteurs qui travaillent avec l'abeille endémique s'en sortent mieux (au moins sur le plan économique), comparativement à ceux qui utilisent des abeilles dont ils doivent impérativement renouveler les reines chaque année. (voir également ici)
Il est certain qu'il est plus difficile de trouver de l'abeille noire que de la "bucky" dite "buggy" [dans mes jours de colère (Buckfast)], cela demande des efforts, c'est sûr, mais quand on cherche bien ou qu'on se donne la peine de chercher et de patienter, on trouve !
Bien sûr pour les empressés de la dernière minute, ce sera plus difficile mais après tout, la première qualité de l'apiculteur n'est-elle pas de cultiver la patience ?

A propos du Picking et de l'élevage de reines

De nos jours, on remplace les reines de plus en plus souvent. Or les méthodes ancestrales de division sont en voie d'extinction au profit de l'achat de reines ou d'essaims produits de manière rapide et en grandes quantités. La plupart des éleveurs de reines pratiquent le picking (dit aussi greffage ou grafting). Le picking est une méthode qui veut que l'on prélève manuellement des jeunes larves d'abeilles au sein d'une seule et même colonie pour les faire élever comme reines. Cette méthode va à l'encontre d'une Apiculture Naturelle car déjà dans la méthode même il y a une erreur d'envergure.
En prélevant des larves, que sait-on de leur état de santé ? Si les abeilles avaient du procéder à un remérage, auraient-elles choisi cette larve plutôt qu'une autre? Sur quels critères les abeilles choisissent-elles des larves pour en faire des reines ? Ont-elles les mêmes critères que ceux qui pratiquent manuellement avec beaucoup de hasard en jugeant uniquement la taille de la larve prélevée.
D'autre part, quand une larve n'est pas sélectionnée par les abeilles pour devenir une future reine, son régime alimentaire est celui d'une larve d'abeille qui n'est pas du tout le même que celui d'une larve qui donnera naissance à une future reine.
En Apiculture Naturelle, on favorise d'abord la sélection sur les colonies offrant les meilleures qualités de résistance naturelle à l'hostilité des éléments et l'élevage des reines par les abeilles elles-mêmes et non pas par la main de l'homme. Jugez-en par la durée de vie d'une reine pour vous faire une idée de la différence. Alors bien sûr, quand une reine atteint sa 4ème année, elle n'est plus aussi productive qu'une jeune reine d'un an, mais la colonie qui aura pu fonder cette magnifique famille agissant comme un superorganisme, sera le fondement même d'une future descendance pérenne.

A propos des essaims nus

Là encore, dans les chartes de l'accès au bio, on préconise l'achat d'essaims nus. Alors qu'est-ce qu'un essaim nu ?
Un essaim nu est un essaim non attitré à des rayons, comme un essaim vagabond en quelques sortes, nommé essaim naturel. Mais si vous débutez, comment allez-vous faire démarrer cet essaim si vous n'avez pas de cadres à lui offrir ? Est-ce qu'un éleveur sérieux pourrait jouer sa réputation sur la fourniture de ses cadres s'il n'est pas labellisé bio ? C'est du grand n'importe quoi. Tout apiculteur qui débute a besoin d'acquérir des essaims sur cadres bâtis et non des abeilles précipitées dans une cage, pêle mêle avec leur reine (quand c'est la leur). Ces abeilles ne sont pas dans les conditions d'un essaimage naturel. Cette méthode est des plus stressantes qui soit pour les abeilles et on ose la recommander dans les chartes du bio ! Personnellemnt cela me choque. Heureusement qu'on a pas attendu le bio pour sauver nos abeilles car tous les apiculteurs bio ont un jour débuté avec des essaims sur cadres ou rayons!

A propos des traitements

On critique l'agriculture moderne pour son utilisation déraisonnée de ses pesticides. Mais qu'en est-il en apiculture ? Les produits de traitement utilisés dans la lutte contre le varroa par exemple ne sont-ils pas des produits dangereux ? Alors bien sûr en quantité infimes, on reconnaîtra que c'est sans danger pour l'homme et pourtant: Combien de produits sont-ils considérés comme cancérigènes et utilisés quand même ?
A force de traitements, on constate que le varroa devient résistant à ces substances et il est toujours présent ! Chaque année, il faut traiter... Il faut ? Peut-être serait-il sage de reconsidérer certaines voies et ne pas se laisser endormir par les labos qui produisent des produits de traitement et qui tentent d'imposer leur loi, malheureusement aussi dans notre monde de l'apiculture.
La nature a toujours fourni une sorte de chaîne que nous nommons symbiose naturelle que ce soit dans le règne végétal comme annimal. Quand j'ai parlé pour la première fois de la symbiose qui existait entre la fourmi et l'abeille, beaucoup se sont moqués et on trouve encore des traces de ces moqueries sur certains forums. Il n'empêche que j'ai reçu des dizaines et des dizaines de témoignages d'apiculteurs me faisant état de la vérification de mes constats. Et si de nos jours les résultats de l'utilisation de l'acide formique ne donne pas une optimisation dans la lutte contre le varroa, c'est essentiellement lié à une mauvaise compréhension du cycle biologique de l'abeille tout autant que celui du varroa.

En pratiquant une Apiculture Naturelle, on ne doit pas s'opposer aux traitements, mais agir à bon escient quand c'est nécessaire. Traiter systématiquement le varroa, devient parfois un acte plus dangereux pour nos abeilles que leur laisser la possibilité de se défendre. J'ai personnellement un rucher dans lequel je mène une expérience de non traitement depuis 5 ans. A l'exception d'une seule, éliminée d'entrée par sélection naturelle, toutes ces colonies n'ont pas reçu la moindre bandelette, pas même d'acide formique et mes abeilles sont toujours là. Pourtant, lors de mes visites, je vois bien quelques varroas par çi ou par là, mais tant que je n'aurai pas constaté une infestation massive, je les laisserai faire et gérer elles-mêmes pour apprendre à se défendre.
Entre mon rucher pilote d'une petite dizaine de colonies et une exploitation de 400 colonies, il est certain que je n'appliquerai pas cette méthode sans étudier ce phénomène de sélection naturelle de manière approfondie car j'ai subi une mauvaise expérience à ce sujet lors de mon entrée en apiculture. Il est certain qu'à l'époque, ne rien faire du tout sur des colonies "tout venant" a été sanctionné par une très lourde perte, d'où ma prudence et réserve maintenant.

Ces ruches à l'étude, ont un plancher fermé toute l'année. Cette année, j'ai décidé d'étudier (sur une ruche seulement de ce rucher il est vrai) la différence entre une ruche avec plancher ouvert et les autres ruches avec le plancher fermé. La ruche avec le plancher ouvert a nécessité à un moment donné, mon intervention en traitement contre une infestation de varroas alors que les autres non.
Je sais maintenant sur quoi portera ma prochaine étude !

A propos du forçage à la production de miel

On favorise l'importation de certaines espèces d'abeilles parce qu'elles sont soit disant plus productrices de miel que d'autres. Que pour les pros ce soit une affaire entendue à la limite passe, et encore! Mais pour quelles raisons valables et sérieuses, un apiculteur de loisir s'inscrit-il dans cette même optique ? Y-aurait-il un critère de rentabilité ou de course à la production ? Vous me direz que cela fait partie de la liberté de chacun de croire et de penser ce qu'il veut et vous aurez raison. Mais regardons bien le constat de la réalité en face. Que constate-t-on ? La fragilisation et la disparition des abeilles. Oh bien sûr, on dira que c'est la faute des biotopes, des manques de fleurs, du varroa, et que sais-je encore..
Ce sont des facteurs qu'on ne peut pas nier, toutefois, les abeilles importées puis élevées sont-elles pour autant acclimatées ? Pas si sûr que cela ! En attendant, dans un biotope normal, en dehors de champs de cultures, nos abeilles endémiques produisent tout autant de miel que des abeilles d'importation ou hybrides de type Buggy crées par l'homme.

A propos de l'essaimage

L'Apiculture Naturelle n'est pas une apiculture où l'on doit laisser vaquer l'essaimage sous prétexte que c'est la seule façon qu'ont les abeilles de se reproduire. Puisque l'on pratique "l'Api-Culture", quelque soit notre niveau, on doit maîtriser l'essaimage, sinon, il n'y a qu'à laisser les abeilles dans la nature, sans nous en occuper. Si notre Créateur nous a demandé de prendre soin de son jardin, il a mis à notre disposition un certain nombre d'espèces domesticables tandis que d'autres appartiennent au monde sauvage. Viendrait-il à l'idée d'un agriculteur de laisser partir ses boeufs sous prétexte que c'est le seul moyen de les multiplier ? S'il existe bien des abeilles "sauvages" (qui sont une espèce différente), nous autres apiculteurs, nous travaillons et élevons une espèce domestique: l'abeille à miel. Il ne faut pas tout mélanger en affirmant que l'essaimage naturel est la seule façon de multiplier les abeilles. Il s'agit, en tous cas pour moi, d'une erreur de jugement. Dans la pratique du laisser-faire l'essaimage naturel, l'apiculture ferme les yeux sur nombre de domaines dont le plus grave est l'hybridation que cela provoquera avec les ruchers des copains. Je ne parlerai pas ici des maladies car bien entendu, ceux qui pratiquent cette forme d'apiculture n'ont pas de maladies ? Et bien détrompez-vous car la plupart des maladies contagieuses et une grande partie de l'hécatombe des colonies d'abeilles, proviennent "d'apiculteurs" qui ne s'occupent pas de leurs abeilles. Malheureusement, ce sont les ruchers des voisins qui, eux, s'occupent bien de leurs abeilles qui seront contaminés. L'apiculture Naturelle n'est pas synonyme de "laisser faire". Elle doit être aussi respectueuse des abeilles d'autrui.

A propos des modèles de ruches

Une ruche conviendrait-elle d'avantage qu'une autre pour pratiquer une Apiculture Naturelle ? Je répondrai OUI ! Celle qui vous conviendra et non pas de manière systématique vers une ruche que l'on présente comme "ruche écologique" ou encore "ruche Bio" ! Qu'est-ce que cela veut dire ?
Ce n'est pas la ruche qui est écologique encore une fois, mais votre manière de pratiquer l'apiculture, ce qui est fondamentalement différent ! beaucoup se font duper par les catalogues commerciaux qui présentent par exemple, la ruche Warré comme la ruche écologique ! Au nom de quoi ? Une cheminée ne serait-elle pas écologique ? Dans ce cas, pourquoi les abeilles s'y réfugient-elles de manière naturelle lorsque elles essaiment ? Le format de la ruche ? Il est bien des cheminées plus volumineuses qu'un format Warré et cela n'empêche pas les abeilles de s'y réfugier ! Qui n'a jamais vu un essaim d'abeilles se réfugier dans les sous-planchers, sous les toitures ou dans les creux de murailles, n'a pas idée de l'envergure que peut avoir la colonie bien établie ! Là, comparativement à la taille d'une ruche Warré, le volume est beaucoup plus important.
Il reste le tronc d'arbre... ah oui, le tronc d'arbre !... Mais il est des troncs d'arbres offrant un refuge bien supérieur au format Dadant pour les abeilles qui ne cherchent pas forcément un abri grand ou petit, mais un lieu qui leur plaise et où elles se sentiront en sécurité.

Ne vous laissez pas séduire et endormir par l'idée d'une ruche écologique. Achetez un standart et pratiquez une apiculture saine ! Là, vous pratiquerez une apiculture écologique responsable. De nos jours, on ne parle que d'écologie et de biologique. A quoi cela servirait-il si dans vos ruches vous disposez d'abeilles non endémiques ?

Enfin, force est de le reconnaître, nous avons pour fâcheuse habitude en France de la foire à l'empoigne ca nous sommes dans un monde essentiellement partisan. Il y a ceux qui sont pour un certain format de ruches tandis que les autres seront divisés, tous, argumentant avec force détails que tel format est le meilleur...
Comme j'ai pour habitude de le dire: "Un apiculteur... une apiculture". Ceci étant, si vous perderz vos abeilles, il sera grand temps de vous poser les bonnes questions mais avouez qu'il serait dommage d'attendre cette épreuve pour commencer une bonne réflexion.

A propos des nourrissements

Voilà encore un sujet bien polémique. Nourir ou ne pas nourrir ? "Telle est la question" a dit un jour l'écrivain. En Apiculture Naturelle, le nourrissement n'est pas celui du dictat du Bio !
Il arrive parfois que la nature ne soit pas suffisamment généreuse envers nos abeilles alors quoi ? Allez-vous les laisser crever de faim sous le seul prétexte que ce n'est pas naturel de nourrir ? Devrez-vous acheter des miels d'importation de pays à bas coût parce qu'une charte vous impose de nourrir au miel quand le sucre peut parfaitement convenir en cas de pénurie ?
Bien sûr le nourrissement doit être placé sous haute responsabilisation de chacun, et il est impératif de savoir faire la part des choses.
Vous ferez ce que vous voudrez mais personnellement, ma conscience en qualité de Berger des Abeilles m'impose de les nourrir quand c'est nécessaire. Par contre, je ne nourris pas les colonies qui disposent d'une hausse. Après tout, ce sont leurs réserves naturelles pour pallier justement à leurs besoins et tant pis si j'ai moins à récolter.
Au Maroc, pays que je soutiens dans son redressement apicole, les apiculteurs récoltent si peu de miel qu'ils pratiquent d'office ce qu'ils nomment le "Déblocage". Entendez par là que puisqu'il est difficile de faire monter les abeilles dans les hausses et d'obtenir une production, alors on prélève le miel qui se trouve dans les corps de ruche ! L'apiculteur marocain, court donc à sa perte car les abeilles n'ayant plus de réserves, les reines ralentissent ou bloquent leur ponte. Moins d'abeilles ? Moins de miel et les voilà entrés dans un cercle vicieux qui ouvre une faille béante aux maladies et à la mortalité des colonies. Là encore on peut parler d'une faute des apiculteurs eux-mêmes (Voir mon analyse ici)
Il arrive parfois que des colonies regorgent de miel tandis que les autres crèvent de faim. Dans ce cas, je préfère pratiquer l'équilibrage des ressources plutôt que nourrir artificiellement. Faites preuve de bon sens et votre apiculture ne pourra que s'en porter mieux.

Sucre Bio pas bio ? Sirop industriel ? Je m'exprime à ce sujet dans mon livre "Développer et Maintenir des ruchers en apiculture Naturelle", aussi, je ne réécrirai pas ce chapitre ici, merci pour votre soutien.

Enfin, le nourrissement au sucre (saccharose) reste dangereux pour les abeilles si l'apiculteur n'élabore pas lui-même un sirop digeste pour ses abeilles. Le saccharose (sucre blanc) doit impérativement être inverti c'est à dire, transformé en 2 sucres plus bénéfiques pour les abeilles: le glucose et le fructose. Faute d'effectuer cette invertase, l'apiculteur fatigue prématurément ses abeilles (voir mon cours 2015)

A propos du clippage des reines

En Apiculture Naturelle, on ne clippe pas les reines. Le clippage d'une reine c'est l'amputer d'un bout de son aile de façon à lui interdire de voler. Ainsi, en cas d'essaimage, l'apiculteur a la certitude de retrouver son essaim gisant par terre devant la ruche lors de sa prochaine visite au rucher. Je traite déjà ce point ici

Pour un retour à une Apiculture Naturelle

C'est très vivement ce que je souhaite, ce que j'enseigne et transmets. L'apiculture naturelle c'est commencer par ralentir les interventions humaines et favoriser un retour de nos abeilles ancestrales et endémiques locales. Déjà là, nous aurons réalisé un pas surnaturel !

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